AMÉLIE WENDLING, assistante à la mise en scène | Tableau de fin de guerre. Aucune précision de temps ou de lieu… Il s’agit sans doute de toutes les guerres à la fois. Ces guerres où soudain le compagnon d’hier devient bourreau, où la règle n’est plus simplement de vaincre l’ennemi mais de pousser la barbarie jusqu’à torturer, violer, décimer des villages, éradiquer des communautés entières. La guerre est comme une excuse pour transgresser les interdits imposés par la société : tout est permis, tous les désirs peuvent prendre corps, on est libre de faire les choses les plus terribles. C’est une explosion, une sorte de bacchanale moderne. Chacun a la possibilité de devenir victime ou bourreau, ou les deux, l’un après l’autre, rien n’est simple ou évident. Avec Guerre, Lars Norén aborde sous un nouvel angle la problématique qui, ces dernières années, est au centre de son théâtre : qu’est-ce qui fait que l’homme survit, même après les plus terribles épreuves, même après avoir tout perdu ? |