| Quand la pièce commence, la guerre est finie. Cela pourrait se passer en Algérie, au Rwanda, en Bosnie ou en Tchétchénie… Un soldat, devenu aveugle, rentre chez lui. Que reste-t-il de la vie après la guerre ? Guerre, montée par son auteur, allie le meilleur de la tragédie hellénique et du grand reportage : on y entend tambouriner le cœur de l’autre, déshérité d’hier et d’aujourd’hui, sans esbroufe stylistique, sans point de vue moral a priori. Théâtre qui tremble pour dire le vrai. Théâtre essentiel donc. Alexandre Demidoff, Le Temps. C’est un spectacle aride, et beau. Un de ces moments qui ne vous laissent pas indemnes. Et cependant vous fortifient. Mathilde de la Bardonnie, Libération. Lars Norén est un grand auteur dramatique, doublé d’un remarquable metteur en scène. Suédois né à Stockholm en 1944, il commence par écrire des poèmes avant de se consacrer au théâtre. Parmi ses œuvres les plus importantes : Démons, La Force de tuer, Sang. Dans Guerre, pièce créée au Théâtre de Vidy en octobre 2003 et actuellement en tournée mondiale, sa direction d’acteurs atteint la perfection. |