| Un illustre professeur d’Université pose un regard sans pitié sur l’étroitesse de sa vie et la petitesse humaine en général. Seule échappe à sa hargne sa fille adoptive, Katia. On rit beaucoup aux sarcasmes de cet anti-héros tchekhovien, sans doute parce que la justesse du trait est toujours saisissante. Mais ce qui nous submerge peu à peu au fil des mots, c’est une immense tendresse pour ce personnage désespérément lucide.
Journal d’un vieil homme est l’adaptation d’une des plus poignantes nouvelles de Tchekhov, Une banale histoire. On y retrouve toute la substance dont se nourriront ses pièces pour le théâtre. Et Katia ressemble de façon troublante à l’héroïne désillusionnée de La Mouette. Retour haut de page |