| Une maison isolée dans les champs de maïs, la chaleur est accablante, c’est le 14 juillet et on attend le feu d’artifice. Les Serpents est la dernière pièce de la jeune romancière africaine Marie NDiaye. La pièce met en scène trois femmes, une mère et ses deux belles-filles. Comme souvent dans son œuvre, on part d’une situation apparemment ordinaire où va s’immiscer peu à peu l’étrangeté et le malaise. Fidèle à ses obsessions, l’auteur de Rosie Carpe reprend dans Les Serpents ses thèmes familiers : filiations reniées, exclusions, dérapages.
Les personnages de Marie reflètent le paradoxe de tout être humain : la peur et la nécessité du lien, la dépendance affective et son affranchissement, le désir de liberté et la culpabilité de l’abandon.
Née en France en 1967, de mère française et de père sénégalais, Marie NDiaye commence à écrire à l’âge de 12 ans et publie son premier ouvrage à 18 ans. La plupart de son œuvre est publiée aux éditions de Minuit. En janvier 2004 sont parues, en même temps que Les Serpents, cinq nouvelles sous le titre Tous mes amis. Marie NDiaye est aussi le premier écrivain africain à être entré au répertoire de la Comédie Française avec la pièce Papa doit manger, mis en scène par André Engel en février 2003.Retour haut de page |
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