SIGLOTREINTA, le souffle de la grâce | Voilà dix-sept ans que le fabuleux trio explore les limites du tango, pour lui insuffler des airs de liberté. Un tango qui swingue et flirte avec la musique contemporaine, le jazz et la musique de chambre avec grâce et exigence.
C’est en 1987, dans un vieux café de Buenos Aires que Osvaldo Belmonte, au piano, Narciso Saul, à la guitare, et Nestor Tomassini, à la clarinette et au saxophone, jouent ensemble, pour la première fois, des airs de folklore argentin, mêlés à ceux du tango et de la milonga. Nourrie de tango traditionnel, de ses airs de nostalgie et de sa mélancolie, leur démarche musicale s’émancipe très tôt pour inventer des sonorités audacieuses. Enfants d’Astor Piazzola et de sa bouleversante révolution, ces trois musiciens se démarquent pourtant dans chacune de leur composition par le traitement instrumental qu'ils y apportent. Élément marquant de leur émancipation : ils abandonnent le bandonéon dans quasiment toutes leurs compositions. Il n’apparaît que sporadiquement. Ils réinventent les postulats du tango et l'écartent des sentiers battus. À la musique de rue, aux airs populaires, ils mêlent avec virtuosité des improvisations-jazz et des sons contemporains. La finesse des sons, les nuances raffinées ne sont pas sans rappeler l'art de la musique de chambre.
Ces trois musiciens allient leur expérience de solistes, de compositeurs et de membres d'autres formations de jazz latino et de folklore pour créer un parfait ensemble qui frappe par l'écoute et la complicité. De là sortent des sonorités poétiques qui définissent une atmosphère plus qu'elles n'illustrent un propos. |
SIGLOTREINTA À GENÈVE | Invités par Françoise Courvoisier, ils jouent pour la première fois à Genève au Théâtre La Grenade, en janvier 1998, et y font un véritable triomphe, à l’occasion d’une série de dix concerts. Par la suite, ils y reviennent chaque saison, fidélisant un public enthousiaste, voire fanatique, avant de se produire sur d’autres scènes romandes, tels que le Théâtre des Amis, en 2002, et celui de l’Orangerie, en 2003.
Ils ont également enchanté les scènes bernoises et fribourgeoises. Ils ont encore tourné en Allemagne, joué dans la cathédrale de Saint Martin in Fields, à Londres, ainsi que dans des grandes salles de Paris, de Madrid et de Barcelone. Ils participent au festival international milanais, "Milan à ciel ouvert" et au festival espagnol, "Strictly Mundial", à Saragosse. Et bien sûr, ils sont connus en Amérique latine et tout particulièrement à Buenos Aires, où ils performent souvent.
Le trio invite régulièrement des musiciens à se joindre à eux, notamment le percussionniste genevois, Jean Bruno Meier, et l’accordéoniste bernois, Peter Gneist.Retour haut de page |
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