LUKAS BÄRFUSS auteur | Né à Thoune, en 1971, il exerce toutes sortes de métiers (maçon, jardinier, libraire) avant de se lancer dans l’écriture. En 1998, il obtient la bourse de la Fondation Lydia Eymann, à Langenthal. Pendant un an, il s’isole dans une petite bourgade où il forge son écriture. Il écrit sa première pièce, Sophokles’Oedipus, pour le metteur en scène Samuel Schwarz, avec lequel il fonde la compagnie 400asa, plateforme de création multiple. Ses pièces, une dizaine en tout, ont toutes été montées : Siebzehn Uhr Siebzehn, 74 Sekunden-Monolog, Vier Frauen. Singspiel, Medeää. 214 Bildbeschreibungen, Meienbergs Tod, Vier Bilder der Liebe, Die sexuellen Neurosen unserer Eltern, Heinrich IV, Der Bus.
Vier Bilder der Liebe, commande du Schauspielhaus de Bochum, y est créé par Karin Henkel, en 2002. Die sexuellen Neurosen unserer Eltern est une commande du Théâtre de Bâle. Sa version française, Les Névroses sexuelles de nos parents est due au metteur en scène Bruno Bayen, qui la crée au Théâtre Vidy-Lausanne en 2004.
Dramaturge, Lukas Bärfuss publie son premier roman, Die toten Männer, chez Suhrkampf en 2002 et dans la traduction française de Bruno Bayen, Les Hommes morts, aux éditions Mercure de France, en mars 2006. Régulièrement primé, il vient de recevoir le Mülheimer Dramatikerpreis (prix du meilleur jeune dramaturge germanophone) pour son texte Der Bus, distinction qui s’ajoute au prix du livre du canton de Berne (2003), à la médaille culturelle de la ville de Zurich (2002), au prix de la culture de la ville de Thoune (2001), au prix d’encouragement ZKB (Zurich) pour Medeää. 214 Bildbeschreibungen. En 2003, il est élu jeune dramaturge de l’année par la revue Theater Heute. Par ailleurs, il est l’un des « auteurs maison » du Schauspielhaus de Zurich, dirigé par Matthias Hartmann. |
GÉRARD DESARTHE metteur en scène | Acteur et metteur en scène, il naît à Paris en 1945 et suit les cours de Pierre Valdé. Dès 1963, il arpente les scènes des théâtres et se frotte au cinéma.
Comédien à la présence fascinante, il joue sous la direction des plus talentueux metteurs en scène, tels que Patrice Chéreau (Hamlet, Peer Gynt, La Dispute, Lear, Richard II), André Engel (Le Misanthrope, Baal), Roger Planchon (Don Juan, Athalie), Luc Bondy (En attendant Godot, Viol), Jean Jourdheuil (Mauser-Hamlet Machine), Matthias Langhoff et Manfred Karge (Le Prince de Hombourg), Giorgio Strehler (L’Illusion comique). Dans Le Roi Lear, monté ce printemps par André Engel, il illumine le plateau dans le rôle de Kent, aux côtés de Michel Piccoli. Il est sacré trois fois « meilleur acteur de l’année » aux Molières, en 1984, en 1985 et en 1992. Il interprète les plus grands rôles du répertoire : Hamlet, Peer Gynt, Baal, Don Juan…
Au cinéma, il est inoubliable dans L’Homme blessé de Patrice Chéreau, travaille avec Bertrand Tavernier, Marguerite Duras, Jean-Claude Missiaen, Andrzej Wajda…
C’est en 1988 qu’il signe, avec succès, sa première mise en scène : Le Cid de Corneille. En 2002, son Turcaret de Lesage est applaudi à Paris, après Démons et La Veillée de Lars Norén, Gertrud de Söderberg, Le Partage de midi de Claudel, Electre de Giraudoux…
Sa première rencontre avec l’écriture du jeune auteur suisse Lukas Bärfuss date de 2005, quand il joue dans Les Névroses sexuelles de nos parents mis en scène par Bruno Bayen, en tournée franco-suisse. Parallèlement à sa carrière artistique, Gérard Desarthe est professeur au Conservatoire Supérieur National d’Art Dramatique de Paris. |
JEAN BADIN dramaturge | Il rencontre Gérard Desarthe en 1972 et devient comédien. Il travaille notamment sous la direction de metteurs en scène tels que Jean Jourdheuil, Jean-Pierre Vincent, André Engel, Bernard Sobel, Klaus Mickaël Grüber. En 1997, il rejoint Desarthe sur un projet de théâtre itinérant avec une jeune équipe de comédiens, avec laquelle ils réalisent deux spectacles : Lorenzino d’après Lorenzaccio de Musset et Electre de Giraudoux, produits et créés au Théâtre Vidy-Lausanne et repris au Centre Dramatique National de Savoie. Depuis 1995, il collabore comme dramaturge sur les spectacles de Desarthe. Notamment sur Turcaret de Lesage au Théâtre MC93 Bobigny et sur Le Partage de midi de Claudel.
Au cinéma, il travaille avec Raul Ruiz (Les Couronnes du matelot, Le Toit de la baleine, Trois vies et une seule mort, Généalogie d’un crime), avec Manuel de Oliveira (Le Soulier de satin). Il tourne en Allemagne avec Claudia von Alemann (Nebel Land, Fraeun Zimmer), ainsi qu’en Angleterre, avec Peter Kosminski et Geoffroy Reeve, en plus de participer à diverses séries télévisées. |
FELIPE CASTRO comédien | Né en 1979, il reçoit sa formation à l’École Supérieure d’Art Dramatique de Genève. Dernièrement, il a joué dans Gertrude (Le Cri) de Barker, mis en scène par la Cie Vœffray-Vouilloz au Pulloff de Lausanne, Mephisto rien qu’un acteur de Mathieu Bertholet, mis en scène par Anne Bisang, à la Comédie de Genève, Pétersbourg d’après Gogol, mis en scène par Manfred Karge, au Théâtre de Carouge, Œdipe Roi de Sophocle, mis en scène par Prisca Harsch et Pascal Gravat, au Théâtre Saint-Gervais. Il travaille également sous la direction de Jean-Paul Wenzel dans L’Amour d’un brave type, La Comédie de Genève et Blessures au visage de Barker, Théâtre Les Fédérés, Montluçon ; Lorenzo Malaguerra, dans Elle est là de Sarraute, Théâtre La Grenade, Genève et Don Juan ou l’amour de la géométrie de Frisch, Les Salons, Genève ; Andrea Novicov, dans Ce que vous voudrez d’après Les Nuits des rois de Shakespeare, Arsenic Lausanne ; José Lillo, dans Penthésilée de Kleist, Halle 52, Genève.
Au cinéma, il tient le rôle principal dans Fragile, long-métrage de Laurent Nègre. Il est aussi dirigé par Pierre Maillard dans Un homme sans histoire et dans Potlatch. |
CHRISTIAN GRÉGORI comédien | |
ARIANE MORET comédienne | Comédienne lausannoise, elle sort de l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle de Bruxelles en 1993. Elle joue ensuite Racine sous la direction de Jacques Delcuvellerie au Théâtre National de Belgique, Piemme sous la direction de Marc Liebens au Théâtre de la Place de Liège, Duras sous celle de Laurence Calame au Poche Genève, se fait diriger par Gianni Schneider et Nicolas Rossier pour un solo chanté d’après Brecht et Weil : Bilbao, qu’elle crée au festival de la Cité de Lausanne. Au Théâtre du Grütli, elle joue dans Orgie de Pasolini, mis en scène par Michel Barras.
Au Théâtre de l’Athénée à Paris, elle collabore à deux reprises avec Daniel Mesguich : elle est Mathurine dans Don Juan de Molière puis l’électrice dans Le Prince de Hombourg de Kleist. Au Théâtre Populaire Romand, à La Chaux-de-Fonds, elle est dirigée par Gino Zampieri dans L’Étranger de Camus. Au cinéma, elle tourne avec les réalisateurs Inès Rabadan, Vincent Lanno, Alain Tanner. |
RAOUL TEUSCHER comédien | Il naît à Lausanne en 1963 et effectue sa formation au Conservatoire de Lausanne, où il obtient son diplôme en 1988.
Dernièrement, il a joué sous la direction de Raoul Pastor : Andromaque de Racine, Théâtre des Amis, Genève, 2006 ; Philippe Mentha : César et Cléopâtre de Shaw, Théâtre Kléber-Méleau, Lausanne, 2006 ; Philippe Lüscher : Le Retour de Pinter, Théâtre du Grütli, Genève, 2005 ; Jean-Louis Martinelli : Les Sacrifiées de Gaudé, Théâtre Nanterre-Amandiers et La Comédie de Genève, 2004. Il est également dirigé par, entre autres, Anne Bisang, Dominique Catton, Brigitte Jaques-Wajeman, Claude Stratz, David Bauhofer, Gianni Schneider, Hervé Loichemol, François Marin, Joël Jouanneau, Nicolas Rossier et Geneviève Pasquier, Joseph E. Voeffray et Anne Vouilloz, Dominique Pitoiset, André Steiger, Martine Charlet, Simone Audemars. Il interprète des textes de Shakespeare, Dostoïevski, Ibsen, Marivaux, Musset, Molière, Genet, Brecht, O’Neill, Koltès, Odile Cornu, Enzo Cormann, etc. Dans Qui dit Coac ? d’après Jean-Pierre Brisset, il réalise l’adaptation et se met en scène. |
PASCALE VACHOUX comédienne | Comédienne genevoise formée à L’École Supérieure d’Art Dramatique de Genève, elle reçoit son diplôme en 1988. Depuis, elle joue sur toutes les scènes romandes, des textes tant classiques que contemporains.
Parmi ses derniers spectacles : La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas, mis en scène par Michel Wright, au Théâtre en Cavale (2006), Conversations après un enterrement de Yasmina Reza, mis en scène par Françoise Courvoisier au Poche Genève (2005), Carnet de Bal, au Théâtre du Grütli, d’après Camille Laurens, Corinna Bille, Paul Claudel, Victor Hugo, solo d’actrice dirigé par Isabelle Bosson pour le jeu et Mara Vinadia pour les mouvements, Mallarmé ou l’Après-midi d’un faune, mis en scène par Richard Vachoux au Théâtre de Carouge (2004).
Elle a également joué sous la direction de metteurs en scène tels que Stéphane Guex-Pierre, Erik Desfosses, Georges Wod, Raoul Pastor, François Marin, François Rochaix. Retour haut de page |
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