| Bleu ! Rouge ! Vert ! La Dernière lettre à Théo nous éclabousse de couleurs. Si dans sa folie, Van Gogh va jusqu’à manger ses tubes de peinture, c’est afin de ne plus être transparent dans le regard des autres et en particulier de son père. Metin Arditi, qui nourrit des affinités très intimes avec le peintre, se glisse si profondément dans la chair du personnage qu’on en oublie qu’il s’agit d’une fiction. En effet, si l’on connaît les nombreuses lettres du peintre à son frère Théo, publiées dans leur intégralité, celle qu’il lui aurait écrite avant de se donner la mort n’a jamais été retrouvée. Petite chronique d’un suicide annoncé à son frère, cette missive datée du fatidique 27 juillet est aussi une fulgurante déclaration d’amour… (Sylvie Bonier)
Metin Arditi est né à Ankara et vit à Genève. Il est l’auteur d’essais sur La Fontaine, Machiavel et Nietzsche, d’un récit d’enfance, La Chambre de Vincent (Zoé, 2002) et d’un roman, Victoria-Hall (Pauvert, 2004). Parallèlement, passionné de musique, il préside l’Orchestre de la Suisse Romande.
Comédienne vaudoise, Anne Vouilloz a investi tous les plateaux de Suisse romande sans oublier celui du Poche (L’Heure bleue ou La Nuit des pirates, La Maladie d’être mouche et, en mai 2004, Racines). Comme metteur en scène, elle monte les œuvres de Tchekhov, Brecht, Simovitch, O’Neill, Horvàth, Gombrovicz et Pirandello. Retour haut de page |